REGROUPEMENT DES TRAVAILLEURS
AUTONOMES MÉTALLOS

Malgré le refus de la Cour supérieure d’accorder une injonction provisoire au Front commun du taxi, ce dernier estime avoir gagné sur les arguments de fond, en raison des aveux importants faits par le gouvernement du Québec et Uber lors des procédures judiciaires.

« Ce n’est que partie remise, » explique l’avocat mandaté par le Front commun, Me Marc-Antoine Cloutier. « En cour, les parties adverses ont fait des aveux qui favoriseront considérablement notre cause pour la suite des choses. »

Le Front commun du taxi a notamment relevé les aveux suivants :

-       Uber offre un service de taxi ;

-       L’entente entre le gouvernement du Québec et Uber ne constitue pas un projet pilote ;

-       Uber ne détient aucun permis d’intermédiaire ;

-       Il faut un arrêté ministériel pour que le décompte de 20 jours débute.

«  Uber brise elle-même son contrat en ne respectant pas la loi qui est entrée en vigueur et en travaillant à l'heure actuelle illégalement », affirment conjointement Benoît Jugand, porte-parole du RTAM-Métallos, et Guy Chevrette, porte-parole du CPCDIT. « En plus de conclure des ententes illégales, les avocats d’Uber et le gouvernement du Québec travaillent main dans la main pour faire plier l’industrie du taxi et acculer à la faillite 8 000 familles y ayant investies leur fonds de retraite ».

« Mais aujourd’hui, le gouvernement n’a plus le choix, » affirment-ils. « Le gouvernement doit annuler l’entente, sinon la Cour le fera à sa place. Les travailleurs de l’industrie vont obtenir justice, d’une manière ou d’une autre. »

Le Front commun du taxi assure que la bataille juridique est loin d’être terminée. Ses membres s’accordent un peu de temps pour étudier la suite.

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