REGROUPEMENT DES TRAVAILLEURS
AUTONOMES MÉTALLOS

La grève des juristes ralentit les démarches des chauffeurs de taxi devant les tribunaux dans leur lutte contre Uber.

«C’est assez ironique comme situation. L’industrie du taxi se fait avoir par un projet pilote illégal et on ne peut pas obtenir de jugement et de justice dans les délais fixés par la Cour supérieure», déplore Marc-Antoine Cloutier, l’avocat portant la cause du RTAM devant les tribunaux.

Dimanche, environ 150 chauffeurs de taxi membres du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) se sont réunis pour faire le point sur la lutte contre Uber.

Le procès visant à faire invalider le projet-pilote encadrant Uber pourrait être reporté d’environ trois semaines si la grève se termine prochainement. Les avocats de l’État, sans contrat de travail depuis bientôt deux ans, sont en grève depuis le 24 octobre dernier.

Vers une injustice?

«Si cette grève se poursuit, ce sera une injustice complète parce qu’on ne sera pas capable d’obtenir un jugement pendant l’année que durera le projet pilote de Uber», souligne Me Cloutier. Selon lui, chaque semaine de retard représente un préjudice supplémentaire pour les chauffeurs de taxi.

Démobilisés

L’assemblée du RTAM a commencé avec près de 40 minutes de retard, faute de participants. Certains chauffeurs qui se sont présentés à l’heure n’ont d’ailleurs pas caché leur déception.

«Je suis complètement déçu. Les propriétaires ne sont pas solidaires et la mobilisation n’a pas continué», lance Yehia Sabbagh, qui travaille dans l’industrie du taxi depuis 20 ans.

Du côté de l’organisation, on s’attendait à ce qu’environ 450 personnes se présentent.

«Les chauffeurs et l’industrie du taxi sont démobilisés pour le moment, admet Dominic Lemieux, l'adjoint au directeur québécois des Métallos. On a eu certains coups durs, le monde est un peu à terre. Aujourd’hui, on voulait sonder nos membres et regarder comment repartir le mouvement.»

SOURCE: TVA

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