REGROUPEMENT DES TRAVAILLEURS
AUTONOMES MÉTALLOS

Le Front commun du taxi dénonce vivement l'entente que viennent officiellement de conclure les aéroports de Montréal et de Québec avec la multinationale Uber qui permet à cette dernière de prendre des passagers, malgré les contrats que ces aéroports ont avec l'industrie du taxi et les tirages au sort qui en découlent.

« Désormais, aux aéroports de Québec et de Montréal, la donne change », déplorent les deux porte‑paroles du Front commun du taxi, Benoit Jugand et Guy Chevrette. « Les chauffeurs et propriétaires de taxi et limousine, qui déjà voient la valeur de leur permis diminuer, ne mangeront plus que du pain noir alors que l'essentiel du pain et du beurre ira à Uber. Il ne manque plus qu'un bas de Noël pour cette compagnie afin de compléter le portrait ».

L'INACTION ET L'INÉQUITÉ

Le Front commun du taxi s'insurge aussi contre les prétentions du gouvernement du Québec sur son incapacité à agir. « Le règlement provincial et l'arrêté ministériel sur Uber sont  clairs : seuls certains chauffeurs ont accès à l'aéroport et la multinationale n'a pas le droit de conclure des ententes avec des organismes gouvernementaux, peu importe le palier », reprennent Guy Chevrette et Benoit Jugand. « Même les chauffeurs et propriétaires de taxi et limousine dont le permis est dans l'agglomération de l'aéroport n'ont pas le droit d'y prendre des clients. Où est l'équité dans cette inaction? »

Le ministre des Transports, Laurent Lessard, doit urgemment agir. « Le ministre a toujours affirmé que sa seule issue était de résilier le projet pilote d'Uber, si cette compagnie n'en respectait pas les termes. Or, avec cette entente, Uber renie les engagements qu'elle a pris avec le gouvernement du Québec ».

Veuillez noter que les porte-paroles du Front commun du taxi n'accorderont aucune entrevue.

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À propos du Front commun des taxis

Le Front commun des taxis est formé d’organisations représentant ensemble la presque totalité des propriétaires de permis de taxi, de chauffeurs et autres intervenants de l’industrie du taxi. Le Front commun est composé de l’Association haïtienne des travailleurs du taxi (AHTT), du Comité de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT), du Collectif des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal (CPCTM), du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), du Regroupement des propriétaires de taxi de la Capitale (RPTC), du Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM) et du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos).

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