REGROUPEMENT DES TRAVAILLEURS
AUTONOMES MÉTALLOS

Alors qu'approche la date annoncée du retrait d'Uber du Québec, une centaine de propriétaires et chauffeurs de taxi et de limousine du Québec ont manifesté aujourd'hui à Montréal dans le but d'inciter le gouvernement Couillard à ne pas céder au chantage de la multinationale.

« Le gouvernement du Québec ne doit pas abaisser les critères de formation et de surveillance d'antécédents judiciaires », revendique Wilson Jean-Paul, porte-parole du RTAM-Métallos. « Il ne doit pas céder au chantage, il ne doit pas négocier le couteau sur la gorge, avec une multinationale récalcitrante à nos lois ».

Rappelons qu'Uber menace de quitter le Québec si une formation de 35 heures et une réelle vérification des antécédents judiciaires lui sont imposées à titre de conditions de renouvellement de son projet pilote.

« Si Uber refuse de se plier aux exigences, le gouvernement du Québec n’a qu’à annuler le projet pilote », fait observer Wilson Jean-Paul.

COMPENSER POUR LES DOMMAGES

Après le départ d'Uber, il restera toutefois à réparer les dommages laissés par son passage. Selon Québec, la valeur des permis a chuté de 38 % seulement au cours de la dernière année, soit une perte évaluée à 332 millions en moins de 9 mois. « Si cette perte a pu survenir en moins d'un an, imaginez maintenant combien cette valeur a chuté depuis l'arrivée illégale d'Uber au Québec », explique Wilson Jean-Paul. « Ce sont les décisions du gouvernement du Québec qui nous ont mené là. Tôt ou tard, il faudra compenser pour la valeur perdue car ces décisions ont eu l'effet d'une dépossession. »

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