REGROUPEMENT DES TRAVAILLEURS
AUTONOMES MÉTALLOS

Alors que plus d’une centaine d’intermédiaires, chauffeurs et propriétaires de taxi et limousine occupent les abords de l’Assemblée nationale à Québec, le Front commun du taxi annonce avoir transmis au premier ministre Philippe Couillard une demande expresse de rencontre. 

« Nous souhaitons lui faire part d’une proposition concrète », affirment les deux porte-paroles du Front commun du taxi, Benoit Jugand et Guy Chevrette. « Si le gouvernement est capable de conclure une entente avec Uber, il est capable de s’entendre avec l’industrie du taxi. »

QUÉBEC PEUT S’ENTENDRE AVEC LES TAXIS

« Le gouvernement est responsable des 22 000 chefs de famille qui ont investi et travaillé de bonne foi dans un système mis en place par Québec », reprennent-ils. « Il n’existe pas de raisons pour donner la flexibilité à l’un et toutes les contraintes au reste. Le gouvernement visait l’équité. Mais ce n’est pas équitable : les rendements ne seront pas les mêmes car les risques ne seront pas les mêmes. Si le gouvernement veut changer une partie des règles du jeu, nous avons des propositions formelles à lui transmettre. »

Rappelons que la Cour supérieure du Québec a refusé deux injonctions du Front commun ces derniers jours. L’une visait à faire casser l’entente entre Uber et Québec. Le juge l’a refusée sous prétexte que cette entente n’était pas en vigueur. L’autre injonction ne visait que les opérations d’Uber et prétendait à son illégalité. Le juge l’a également refusée. Enfin, le Front commun du taxi promet une journée d’actions le 5 octobre prochain.

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